2ème semaine de dévotion
Finalement, les doutes des jours passés se sont peu à peu dissipés. Rien de tel qu’un long bain et quelques soins de beauté maison pour les dissoudre… dans du lait de camomille, de miel et d’argile par exemple !
Il est vrai que j’ai du mal à faire les 3 célébrations à Brigid dans la journée. Celle de très tôt le matin est toujours géniale et inspirante. C’est le moment que je préfère pour célébrer. Peut-être parce qu’il est plus facile de faire le vide en moi. Peut-être aussi parcequ’encore ensommeillée j’intellectualise moins. Peut-être aussi parce que dans mon quartier à cette heure-là tout est encore très calme… ce qui ne dure jamais bien longtemps. Et le soir, je suis souvent déjà trop fatiguée pour tenter une méditation réellement constructive.
Voilà ce que précise Vivien O’Regan au chapitre 9 ou elle présente son idée de la dévotion.
« le fidèle doit consigner par écrit un rituel d’invocation à la Déesse.[…]
Il est recommandable de pratiquer ce rituel une à trois fois par jour, avec des méditations supplémentaires entre temps. En raison des restrictions de temps dont on dispose, il es possible qu’on ne puisse pratiquer le rituel qu’une fois par jour, mais on doit pouvoir se livrer à d’autres méditations ou voyages guidés à d’autres moments. »
Pourtant les jours ou j’ai la possibilité de le faire, je sens bien la différence. Concentration qui vient plus facilement, images et intuitions qui se forment sans interférence. Disons que lorsque j’ai démarré ce cycle, je me suis aussi dit que « je verrais à l’usage ». C’est ainsi que le rituel que j’ai écrit était assez simple au départ, mais il s’étoffe petit à petit. Au fur et à mesure de la façon dont je perçois les énergies de Brigid.
En commençant, j’étais aussi parfaitement consciente du fait que je vie en 2009, dans une ville immense, et que d’être entourée d’autant de personnes, de bruits, de sensations, d’énergies fait que je ne peux pas « m’ouvrir » complètement non plus. J’ai mis des années à comprendre que je pouvais ressentir, parfois même de façon physique et très violente les émotions des autres, je ne peux pas laisser tomber toutes les barrières d’un seul coup.
Je me dis aussi que la sincérité d’une telle démarche peut remplacer l’impossibilité de se consacrer entièrement et exclusivement à Brigid.

« Quel que soit l’horaire, il est bon d’interrompre son sommeil pour pratiquer au moins une méditation au milieu de la nuit, le but en étant de stimuler les rêves. Quand j’ai pratiqué cette méthode, j’ai constaté que les rituels de l’aube produisaient souvent les effets les plus puissants sur ma consciences »
Ça j’aimerais vraiment pouvoir tenter l’expérience… Mais je me vois mal mettre le réveil en pleine nuit, réveiller mon cher et tendre par la même occasion puisqu’en général c’est lui qui l’entend le premier, et retourner me coucher ni vu ni connu. Non pas qu’il désapprouve ma démarche, il pourrait comprendre, mais il se lève déjà tellement tôt que malgré tout le respect qu’il porte envers ma démarche spirituelle il pourrait quand même y trouver à redire.
L’autre problème, c’est que j’ai déjà du mal à me réveiller le matin, je suis plutôt du genre à éteindre le réveil sans même m’en rappeler et continuer à profiter du pays des rêves.
Mais je continue à penser à une façon d’intégrer ces rituels nocturnes à mes pratiques.