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Les Voies de Sofiah
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Les Voies de Sofiah
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11 juin 2009

Dialogue avec la Déesse Noire.

Aujourd’hui je rend visite à la Dame Noire. Je me sens faible depuis des jours. Ou des années? Il faut que je comprenne. Il faut que je regarde au fond du chaudron de mon existence.

 

Que cherche-tu ? Pourquoi es-tu venue braver les ténèbres ?

 

Je cherche la Paix avec moi-même. Je cherche à ne plus avoir peur de regarder qui je suis.

 

Que m’offre tu pour mon aide ?

Des encens précieux et des bougies de lumière.

Les lignes que trace mon pinceau.

Mes pensées conscientes et inconscientes.

 

Regarde au fond du chaudron.

Pendant des années, j’ai presque tout réussi. Le travail, les études, ou pas si mal. Non, j’ai plutôt assez bien réussi tout ça, même si des travers de mon caractères m’empêchaient souvent d’avancer.

 

Quel genre de travers ?

Celui presque maladif de tout remettre au lendemain. De toujours attendre le dernier moment et du coup de ne jamais être satisfaite du résultat.

Celui aussi de trouver des excuses. Des excuses à quoi ? Pour ne pas avoir écrit, pour ne pas avoir donné de nouvelles, pour ne pas avoir rendu tel travail, pour ne pas être à l’heure. Bref au lieu de faire les choses, je me rend malade avec tout un tas de petits à côté.

 

L’arbre qui cache la forêt en somme.

 

 

Remonte le temps ma fille, regarde au fond du chaudron, et dis moi ce que tu vois à présent :

Il y a 5 ans, je suis tombée enceinte, et pourtant nous avions pris toutes les précautions qu’il fallait, plutôt deux fois qu’une, mais il paraît que ça fait parti du faible pourcentage ou « les méthodes contraceptives échouent ». Je ne suis pas tombée enceinte de n’importe qui, mais de mon cher et tendre qui partage toujours ma vie. Je me suis sentie perdue, je ne voulais pas d’enfant à ce moment-là, il n’en était pas question. Mon cher et tendre non plus. Et puis nous avions d’autres projets. Des tas de projets. Avons-nous fait le bon choix de remettre cela à plus tard ? Je ne le sais. Toujours est-il que cette période a laissé bien des traces en moi. Beaucoup plus que je ne l’aurais admis.

Et bien oui, je suis une femme moderne non ? Il faut vivre avec son temps. On n’est plus obligé de se soumettre à la biologie ni à son propre corps, non ?

 

Oui, tout cela est vrai. Je me suis montrée forte. Mon cher et tendre a fait ce qu’il a pu pour me réconforter et être présent. Mais il est vrai aussi qu’au fond de moi quelque chose s’est certainement brisé. Quelque chose d’indéfinissable, mais qui fait que je n’ai plus jamais eut la même inocence. Comme si le rêve parfait de petite fille s’était brisé à tout jamais : elle rencontra le prince charmant, il tomba amoureux d’elle, il l’emmena son son cheval blanc dans son château, il se marierent et eurent beaucoup d’enfant

 

Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Je crois que depuis ce jour-là je n’ai plus jamais réellement été satisfaite de rien. Et je n’ai plus réussi à rien concrétiser, ni à mener mes projets à terme. Par exemple, j’ai commencé à faire des formations, en étant presque à chaque fois la meilleure, et ensuite à ne pas me présenter aux examens, sous prétexte que je n’avais rien à prouver. Je postulais pour des emplois mais sans plus y croire.

D’ailleurs tous mes autres projets n’ont pas abouti. Ais-je délibérément choisi les mauvaises personnes ? Je me le demande chaque jour. Peut-être.

 

Rien n’est nouveau, mais à partir de ce jour-là, je n’ai plus réussi à prendre le dessus sur les évènements, à ne pas me laisser abattre.

 

 

Quelques mois plus tard je me suis laissée aller complêtement. J’ai sombré dans une depression assez sérieuse.

 

Que penses-tu aujourd’hui de ta réaction ?

Je m’en veut d’avoir été aussi faible. Sombrer dans la depression n’a rien arrangé. Au contraire. J’ai l’impression d’avoir perdu des années à me morfondre et à me lamenter sur mon sort, alors qu’il m’aurait suffit d’ouvrir mon cœur pour voir que je suis entourée d’amour.

 

Ce n’est pas de la faiblesse, ma fille… c’est la peur d’avoir été abandonnée par l’amour universel. Tu devrais en effet savoir que l’amour est en toi comme en toute chose dans l’univers. Il faut que tu regarde encore cette période de ta vie. Enfonce-toi encore plus en avant dans les ténèbres, n’ai pas peur, ais le courage d’avancer, d’ouvrir tes yeux, ton cœur et ton âme. Si tu regarde ta vie comme un paysage, tu verra qu’il n’est pas si noir. Regarde les détails, les petites choses. Ensuite, élève toi le lond des branches de l’arbre du monde, et tu verra combien ces petits méandres de ta vie font partie de son cours.

 

 

 

 

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Commentaires
S
Dans ce dialogue précis il s'agissait du visage de la Morrigane.<br /> Mais la Dame Noire a de multiples noms et de multiple visages, en tous cas c'est ainsi qu'elle m'apparaît. Cerridwenn, la Morrigane (ou Macha), mais aussi Kali, Durga, Nephtis, Sekhmet, Hela... Qu'elles soient gardiennes ou conduisent les morts dans l'au-dela, Déesse au visage guerrier et destructeur, elles sont pour moi un des aspects de ma personnalité, qu'il faut bien confronter. Elle est la Lune Noire aussi. <br /> <br /> Pour ce qui est de "s'enfoncer dans les ténebres", ce sont mes mots et la façon dont je l'ai ressenti. J'utilise des techniques de méditations guidées, la plupart d'entre elles viennent d'un autre excellent ouvrage, celui de Mara Freeman, Vivre la tradition celtique au fil des saisons.<br /> <br /> Marcher dans les ténebres c'est déja d'une certaine façon y apporter la lumiere. Belles méditations.
M
Où avez-vous trouvé la référence à cette déesse ?<br /> Quel protocle suivez-vous pour vous enfoncer dans les ténèbres ?<br /> M
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