Le démon de la savonnerie
Ca y est, le démon de la savonnerie m’a repris; ça fait une semaine que je suis surexitée, que je médite, lis, réfléchie à la façon dont je vais le faire, fait des grıbouillages...
Pas si facile que ça de savonner...
il faut dire que je n’ai pas tout le matériel que j’ai à la maison; ça rend les choses plus compliquées. A la maison j’avais mes petites habitudes. İci il faut que je me refasse des repères. Donc, des cafouillages. Ce qui est merveilleux dans le savon, c’est qu’il y a toujours quelque chose qui fini par être magique. J’avoue que j’ai essayé des modifications de recette de dernière minute. Ce qu’il ne faut jamais faire! Quand on est inspiré, à moins d’avoir pas mal d’heures de vol, il faut noter sa bonne idée pour plus tard, dans la mesure du possible faire comme opn avait prévu, et ensuite passer à autre chose, mais pas à chaud le mixer à la main.
Ma bonne idée c’était de mettre de la maïzena pour durcir le savon. İl faut dire que j’ai du composer la recette avec ce que j’avais sous la main, c’est à dire seulement des huiles liquides, pqs une seule solide. Pas le moindre petit gramme de karité en vue.
Au départ je voulais donc ajouter de la cire d’abeille, très peu, juste pour durcir. Du coup j’ai mis les deux. Mais la maïzena dans l’eau était peut-être une erreur, elle s’est litéralement transformée en colle sous l’effet de la chaleur (oui, un genre de colle à papier peint un peu liquide...). Mais j’ai ensuite rattrapé, sans paniquer. Et le résultat n’était pas si mal au vu de la trace. Reste à attendre la fin de la cure.
En ce qui me concerne, je me demande si des fois je ne fais pas une fixation sur certains aspects des choses. Pendant des siècles on a utilisé des savons 100% huile d’olive à travers toute la méditérannée, et je suppose que bien des utilisateurs/trices en étaient très satisfaits.
Bref, j’ai fait une petite fournée pour me remettre dans le bain, mais j’en ai encore une de prévue pour aujourd’hui, peut-être même une deuxième. Sinon ce sera pour demain... je voudrais faire des essais avec du lait. Pour l’histoire de la dureté, je vais peut-être garder l’idée de la maïzena et de la cire, mais à une autre phase.
Celà dit l’idée de faire avec ce que l’on peut trouver et ce que l’on a sous la main conduit parfois à de belles découvertes, il faut faire travailler son imagination ce qui ne lui fait jamais de mal. A voir demain...
Faire du savon, je crois que ça me calme vraiment. Je suis obligée de faire les choses dans le calme et dans le bon ordre. Personne ne reviendra me reprendre si jamais je ne le fais pas. Mais la sentence tombe souvent toute seule: ça ne marche pas! Et une fois terminé, moi qui suis si brouillon en général, je range soigneusement mes ustensiles apres les avoir lavés et essuyés, je le fait même entre chaque batch. Mon plan de travail est toujours impécable et bien rangé, même pendant que je tambouille. Ensuite je reporte la recette et le déroulement sur mon cahier qui est de mes rares cahiers pas trop bordéliques.
Bref, je crois que fqire du savon ça me donne l'impression de contrôler ma vie...












